
Bell Canada (Bell) est parmi les marques de télécommunications canadiennes plus connus et les plus emblématiques de tous les temps. Malheureusement, il semble qu'en dépit de sa taille massive et présence significative, dans l'Ontario Bell est compétitivement contente de soi-même. Malgré tout que la compagnie peut offrir à ses clients dans les marchés des téléphones mobiles, l’internet, la télévision et la téléphonie locale, elle n'a pas encore capitalisé sur ses nombreux atouts.
Selon son fiche de l’investisseur portant sur les résultats financiers du 4ème trimestre de 2009, son division de téléphonie mobile, Bell Mobilité, est le « deuxième plus grand opérateur de téléphonie sans fil au Canada avec plus de 6,8 millions d'abonnés... offrant une gamme complète de services sans fil grâce à un portefeuille de marques ciblées y compris Bell Mobilité, Solo Mobile et Virgin Mobile Canada. Bell Mobilité est le réseau mobile le plus grand, plus rapide et fiable au Canada. » Si cela est vraiment le cas, pourquoi dit-on souvent que les deux compagnies majeures dans cet industrie sont Rogers Sans-fil et Telus Mobilité ? Pourquoi Bell est-elle constamment reléguée à une troisième place lointaine ? Pourquoi Bell ne fait plus pour lutter contre cette perception erronée ?
De même, bien que la division Wireline de Bell est actuellement «le plus grand fournisseur de services Internet au Canada avec 2,1 millions de clients et le plus grand fournisseur de télévision numérique au Canada avec plus de 1,9 millions d'abonnés », Bell est soit réticent ou soit incapable à capitaliser sur cette position enviable sur le marché. Rogers est actuellement perçu par plusieurs individus comme le plus grand fournisseur de services de télévision et d’internet. Pourquoi Bell ne promouvait pas ses services Sympatico et ExpressVu plus agressivement et fait valoir sa position comme le joueur de marché le plus important?
L’aversion apparente de Bell à la concurrence est cohérente à travers toutes ses opérations. C'est cette apathie qui a permis à Rogers de voler des clients et s'abaisser et dénigrer la plate-forme de télécommunications terrestres de Bell. Pourquoi Bell refuse de contester les affirmations que la téléphonie câblée sur-filet est plus fiable que la téléphonie terrestre? Pourquoi est-ce que Bell ne passe pas à l'offensive et explique aux gens qu'en cas d'urgence, 9-1-1 ne fonctionne pas ou s’il y a une coupure de courant, après 3 heures, la téléphonie câblée sur-filet (aussi connu comme Voix sur IP) ne fonctionnera pas? C'est cette indifférence qui a permis de Rogers de voir les abonnements de la téléphonie câblée sur-filet augmenté d'environ 22 % en 2009, tandis que les abonnements téléphoniques terrestres de Bell ont augmenté de 6,1 % seulement. Bell doit faire plus pour promouvoir la fiabilité de son service et des télécommunications par téléphonie terrestre.
Je l'ai entendu dit qu'il est plus facile de gagner un client que d’en conserver un. Bien qu’elle ait travaillé dur pour devenir un leader du marché, Bell semble disposé à renoncer à cet honneur et la fidélisation de la clientèle qui l’accompagne à ses rivaux. Dans un tel environnement concurrentiel et économie tumultueuse, pourquoi une organisation permettrait à une autre de prendre sa place et voler ses clients? Même pas les membres du Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario ne pourraient comprendre la logique sous-jacente de l’attitude complaisant de Bell !
La bonne nouvelle est que ce n'est pas trop tard. On n’a pas encore sonné le glas pour Bell Canada. Avec les propres messages de commercialisations, un peu de créativité et beaucoup de détermination, Bell peut défendre sa position sur les marchés de la télévision et l’internet et devenir le fournisseur de service de choix dans tous les secteurs d'activité dans lesquels elle choisit d'entrer en concurrence.
Logo de Bell et les données financières fournies par Bell Canada (www.bell.ca). Les données financières de Rogers Communications fournies par Rogers Communications Incorporated (www.rogers.com)
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